Jars

Spécialiste WordPress

Spécialiste SEO

Writer

Guitariste

Afro.Num

0

Votre panier est vide.

Jars

Spécialiste WordPress

Spécialiste SEO

Writer

Guitariste

Afro.Num

Article

ÊTRE AFRICAIN POUR L’AFRIQUE OU CONTRE L’AFRIQUE ? (step°1)

juin 10, 2021 Jars, Jars'Thoughts
ÊTRE AFRICAIN POUR L’AFRIQUE OU CONTRE L’AFRIQUE ? (step°1)

Nul besoin de mener une longue réflexion avant de répondre à cette question ; c’est tout à fait absurde et insensé d’être membre actif d’un corps et de chercher à détruire ce même corps. Mieux vaut ne pas l’être ; la responsabilité oblige à se fier à sa bonne conscience. Un Africain qui se lève contre l’Afrique ne fait que ruiner son identité, ce qui est totalement absurde. Le principe d’identité de la raison demande que le blanc soit blanc et que le rouge soit rouge ; comme quoi, l’Africain ne peut-être que pour l’Afrique. Et pourtant, l’Africain est au premier rang des accusés du sous-développement du continent.

Lorsque je démontrais qu’il est important de commencer par vivre la question du développement comme une passion, j’entrevoyais surtout le fait qu’il faut ranger au placard certaines attitudes qui se sont révélées très efficaces pour maintenir le continent dans une paupérisation écrasante. C’est aussi là le défi à relever.

Il y a un mal que j’appelle insouciance. Comment résoudre un problème auquel on ne pense même pas ? L’insouciance se remarque chez plus d’un en Afrique et entraîne plusieurs maux à sa suite. Cette insouciance est liée au fait que le développement ne semble toujours pas être une préoccupation commune. Normal que l’on préfère penser à survivre soi-même pour pouvoir aider l’autre à vivre. Normal que l’on veuille manger soi-même avant de nourrir. Ce qui est tout à fait anormal, c’est cette insouciance aveugle face à l’état sous-développé du continent. On est habitué à penser à soi-même avant de penser aux autres ; je ne demanderai évidemment pas de penser aux autres avant de penser à soi. Mais je demanderais plutôt de penser aux autres en pensant à soi. Cela suggère que l’on recherche à la fois son propre bien et celui de l’autre. Acte de charité ? Peut-être. Mais il y a mieux à en dire ; parlons-en.

Penser aux autres consiste à s’ériger en modèle pour autrui. Un modèle sur lequel se baser, un repère sur lequel fonder sa confiance, voilà ce dont a le plus besoin la jeune génération. Nul besoin d’être riche ou abondant avant d’être un modèle : il suffit d’exploiter à bon escient cette richesse naturelle qu’a l’humanité, la conscience droite. Commencer par être un bon citoyen que la question du développement et la pax passionne, ne pas être fauteur de trouble, éviter simplement et purement d’être le mauvais exemple. Cette dimension n’est pas celle que je considère le plus, même si elle a toute son importance.

Penser aux autres consiste à fuir ce fléau qui, longtemps, a su ruiner profondément les pays africains. Je nomme la corruption. Elle a déjà longtemps été abordée par plusieurs générations, mais je vais y poser un diagnostic analytique dans ma logique de cause à effet.

En vrai, je comprends quand on me parle de corruption dans un endroit où se nourrir est un luxe réservé à la minorité. Plus concrètement, qu’attendre de mieux d’un ouvrier très mal payé et à qui est encore revendu ce qu’il a produit ? Il a besoin de survivre, comme tout le monde. Cet instinct de survie le pousse à sauter sur toute occasion lui présentant la malheureuse opportunité d’imposer une corruption. Si le service de sécurité est mépris, normal qu’on assiste à cette corruption galopante lors des voyages ou des transports ! Je comprends tout cela, et je me dis que ce qui en est à la base est lié au besoin du nécessaire, ou même du minimum des fois. Juste que je ne le conçois pas ; la corruption n’est pas seulement mauvaise : je retrouve plutôt un crime en filigrane à travers ce fait. Un crime en ce sens où la corruption est un vice qui appauvrit l’humanité. Nous voilà abordant une réelle cause de l’état de sous-développé de l’Afrique ; et pourtant, nous ne sommes que dans les aspects les plus éphémères, bien qu’ils soient autant criminels que dangereux. Pour limiter ce mal, je pense que la condition psychique de la question du développement est à embrasser ; il suffit d’être conscient du fait que l’on ne peut pas vouloir quelque chose et son contraire. La corruption n’est pas seulement le contraire du développement, c’est aussi et surtout son ennemi. Voilà que l’ennemi de mon ami est mon ennemi !

(Un extrait de Naître Africain : sacrifice ou défi ? de Ricardo AHOUANVLAME)

Étiquettes:
2 Comments
  • Malick 9:26 juillet 12, 2021 Répondre

    Le pas pour une Afrique libre et prospère, c’est maintenant.
    Merci M. AHOUANVLAME

    • Jars 4:31 juillet 12, 2021 Répondre

      Oui,c’est maintenant. Je vous en prie !

Commenter